Nous sommes à la fin de deux “années sèches”, 2017 et 2018, longues et éprouvantes. Avec une quasi absence de l’élément chinois de  l’Eau (métaphore du mouvement, de la communication, d’un Qi fluide) depuis deux ans et un manque de l’élément du Bois depuis trois ans (métaphore du renouveau, de la compassion, de l’espoir, etc.), les tensions, les incomprehensions, les projections et le bipartisme se sont intensifiées. Sans l’énergie de l’eau, les projets ont tendance à ralentir, les lignes de communication habituelles se tarissent et l’énergie de la vie s’affaiblit. L’énergie de ces trois années a servi de terreau aux attaques contre la Presse, aux rumeurs des “fake news”, aux tensions diplomatiques, aux freins à la liberté d’expression et aux flux migratoires à travers le monde.

Plus que jamais cette année, j’ai vu un grand nombre de personnes éprouvées très en profondeur, en leur  âme  et conscience, proches du désespoir et prêtes à abandonner. Certaines ont abandonné. Pourtant, la plupart d’entre nous ont gagné en visibilité, quand bien même la situation est difficile et que le sentiment d’impuissance demeure.

La bonne nouvelle est que les problèmes sont maintenant clairement visibles, du mouvement #meToo aux dégats sur l’environnement et une série de scandales qui n’en finit pas. Or sans clarté, il n’y aurait aucun espoir de régler ce qui doit être résolu, localement et globalement. Les trois dernières années ont mis notre résilience et notre capacité d’engagement à l’épreuve. Nous avons des choix à faire et à assumer. 

En conference en début de l’année, j’avais souligné l’importance du courage: le courage de résister, le courage de sortir du bois pour participer et le courage de la prise de parole. Les trois derniers mois de cette année chinoise  (novembre, décembre 2018 et janvier 2019) apportent enfin l’énergie de l’eau qui a manqué. En novembre, bois et eau reviennent. Les forces de communication et de renouveau reviennent. Mais évitez de vous enthousiasmer trop tôt. Ne mettez pas encore la barque à l’eau. Prenez tout d’abord le temps de vous “hydrater” et de remplir vos propres citernes! Imaginez de l’eau qui tombe sur une terre sèche: elle a d’abord du mal à  pénétrer dans le sol. C’est la situation dans laquelle nous sommes énergétiquement en ce moment.

Continuez à vaquer au quotidien, renforcez vos bases et planifiez la suite. Pour le moment, il est préférable d’utiliser “l’eau” qui revient pour nettoyer ce qui doit l’être et vous debarrasser de tous les résidus laissés par une année difficile. Laissez couler l’eau car il y a encore de la rouille dans les tuyaux. Parce que le mois contient aussi du bois (sous forme de graines), réfléchissez à ce qui peut être planté pour la suite.

Si vous avez commencé à modifier votre posture, continuez pas à pas. Faites attention aux signes et continuez à renforcer ce qui doit l’etre jusqu’à ce que vous soyez absolument prêts à naviguer. Une eau plus puissante est en chemin. 

© MP Dillenseger – Nov 2018.

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11 comments

  1. Merci encore Marie-Pierre pour ce nouvel éclairage 🙂 On est quand même bien courageux de tenir a barre :-D. Ce courage est présent lorsque, à mon sens, on ressent profondément en soi qu’on est sur sa voie…malgré les intempéries (sans eau !). Encore merci et bon dimanche. Karen

  2. Chère Marie Pierre,
    Je vous remercie pour vos conseils qui sont toujours aussi pertinents et efficaces.
    Je vous souhaite une très bonne journée et vous remercie pour le réconfort que vous m apportez.

  3. merci Marie Pierre, vos remarques coïncident tellement avec ce que j’ai vécu durant presque deux ans, mais le courage, oui le courage avec l’envie de sortir de ce marasme, fait que l’énergie revient doucement. Ce soir il pleut, il pleut …. j’espère vous revoir un jour à Paris

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